Hommes et femmes sont-ils égaux face aux coliques néphrétiques 2/2

 

Comme vu dans la première partie de cette article, les hommes ont 2 à 3 fois plus de calculs rénaux et de coliques néphrétiques que les femmes au cours de leur vie. Cependant les femmes sont en train de les rattraper à grand pas.
Les œstrogènes sont une hormone féminine qui est une protection contre les calculs rénaux, voir la première partie.

 

Les hormones féminines, œstrogènes et les calculs rénaux

D’un autre côté, les œstrogènes sont connus pour favoriser les tissus adipeux. Ces hormones sont d’ailleurs formées entre autre à l’aide d’une enzyme (aromatase) contenu dans les graisses corporelles. Donc en plus de la production des œstrogènes par les ovaires, tous les tissus adipeux peuvent en produire. Et plus vous avez de tissus adipeux, de gras corporel, et plus vous produisez des œstrogènes et ainsi de suite.

Vous vous demander surement pourquoi je vous raconte ça sur un blog qui traite de colique néphrétique.

Parce que plus vous avez de tissus adipeux, de la graisse dans votre corps, plus votre indice de masse corporelle est élevé et plus vous avez de la chance, ou malchance, d’avoir des calculs rénaux.
Et cette corrélation est plus forte chez les femmes que chez les hommes.

Pour des personnes obèses (IMC>30), les hommes ont 33% plus de risque de former des calculs rénaux alors que les femmes ont un risque qui s’élève à 200% [1]. Vous avez bien lu 200%. Les hommes attendez donc un peu avant de vous féminiser 😉 pour ceux qui ont lu la 1ère partie.

Une relation existe entre les tissus adipeux, la résistance à l’insuline et la composition des urines. Les personnes obèses peuvent excréter plus de calcium, d’acide urique vers les urines et augmenter leur risques de former des calculs rénaux.

C’est semble-t-il de cette manière que dans des pays où l’obésité bat son plein, je pense bien sûr aux Etats-unis en tête, que le ratio homme femme tend vers 1 et bientôt une égalité.

 

Les hormones masculines, testostérone, DHT et les calculs rénaux

Du côté des hormones males, la testostérone a été décelée en plus grande quantité chez les personnes qui forment des calculs rénaux que ceux qui n’en forment pas [2]. Mais attention aux conclusions hâtives. La testostérone est vitale pour les hommes. Il n’est pas question de la diminuer ou la supprimer.

Une autre hormone masculine, la DHT, a un lien étroit avec l’hypertrophie bénigne de la prostate. Une atteinte qui se développe avec l’âge et se caractérise par un gonflement de la prostate. Quand il y a hypertrophie, les urines ne passent pas facilement de la vessie vers l’urètre et l’extérieur, la stagnation des urines dans la vessie est une des causes des calculs urinaires ou vésicales (dans la vessie). Les calculs rénaux sont plus rares mais peuvent se produire si à force de blocage, les urines remontent vers les reins et stagnent et se concentre encore plus.

 

Pour votre santé,
Stéphane Holistique

[1] Taylor EN, Stampfer MJ, Curhan GC. Obesity, weight gain, and the risk of kidney stones. JAMA. 2005;293:455–62.
[2] Watson JM, Shrewsberry AB, Taghechian S, Goodman M, Pattaras JG, Ritenour CW, Ogan K. Serum testosterone may be associated with calcium oxalate urolithogenesis. J Endourol. 2010;24(7):1183–7.

Recherches utilisés pour trouver cet article : calcul renal,cristaux oxalate de calcium traitement,cristaux oxalate de clacium prostate,colique nephretique et prostatite,hypertrophie bénigne de la prostate traitement naturel

Laisser un commentaire