L’huile de poisson contre colique nephretique (suite Inuit)

 

Dans l’article précédent “Pas de colique nephretique chez les Inuits”, nous avons pu déceler les subtilités carnivores de nos amis les Inuits avec une grosse consommation de gras, un peu de protéine et presque pas de glucides. Le gras qu’ils consomment est, parait-il, ce qu’il y a de plus bénéfique dans leur alimentation et qui permet de contrer l’effet des protéines sur les calculs rénaux. Mais est ce que la qualité de gras est importante?

étale de poisson

 

Le paradoxe Inuit (épisode 2)

chasseur inuit

La deuxième hypothèse était : l’huile de poisson

BIEN SUR que la qualité du gras est importante!
En mangeant des caribous sauvage ou élevé en pleine nature, broutant des herbes fraîches riche en minéraux, vitamines, et du bon gras poly-insaturés type oméga3. Vous avez bien lu, il y a du gras dans les herbes, pratiquement toutes. Mais en toute petite quantité, si on essaie d’avoir un bon apport en oméga3 en mangeant des herbes, ils nous faudrait beaucoup de kilos, beaucoup de temps, un gros ventre et beaucoup d’aller-retour aux toilettes Sourire .

Sinon on pourrait laisser le caribou gérer cette partie et on prend un raccourci en mangeant le caribou. C’est a l’air moche comme ça, mais c’est la vie.

Cette consommation « sauvage » d’herbes permet en effet au caribou (ou tout autre herbivore vache ou chèvre…) d’avoir un excellent équilibre entre les différentes formes de gras (saturés, mono-insaturés, poly-insaturés). C’est aussi pour cette raison que la nourriture des éleveurs est importante car au final nous mangeons ce que le bétail mange.

Un bon équilibre entre les acides gras en plus d’une bonne portion d’Oméga3 serait le secret de la bonne santé des Inuits.

Une étude a montré que l’huile de poisson, contenant des oméga3 de type EPA était bénéfique en prévention des calculs rénaux [1]. Huit semaines après avoir reçu quotidiennement de l’huile de poisson contenant de l’EPA, le taux de formation de nouveaux calculs rénaux à base de calcium a drastiquement chuté.
L’EPA est une forme d’Oméga3 qui n’existe pas le monde végétale mais uniquement dans les viandes et poissons et œufs. En mangeant des végétaux contenant des oméga3 à chaine courte, nos organismes et ceux des animaux constituent des omégas à chaine plus longue et plus intéressantes les EPA et DHA. Ces dernières ont beaucoup de bienfaits sur la santé cardiovasculaire, anti-inflammatoire, flexibilité articulaire, mémoire et concentration…
Nous pouvons produire l’oméga3 EPA par une série de transformation complexe nécessitant des vitamines et des enzymes. Comme nous pouvons consommer directement les poissons et viandes qui en contiennent. Comme ce que font les Inuits.

De plus 2001, une étude a montré que la consommation de 1,8 g de EPA par des personnes atteintes de calculs rénaux, a diminuer le taux de calcul [2]. Cette action serait du à une diminution de rejet du calcium dans les urines.
EPA se trouve dans les viandes des animaux nourris à l’herbe. C’est devenu rare sur les étales de nos jours.

Le poisson est le moyen le plus simple de consommer de l’EPA, avec des poissons gras ou mi-gras.

marche de Trouville 10/08/12 NIKON D700 10.0 50 500

Attention toutefois aux poissons en haut de la chaîne alimentaire tel que espadon, thon et grand poisson prédateur qui peuvent emmagasiner de fortes concentration de métaux lourds (mercure en tête) et de pesticides en tout genre.

Sinon des poissons gras comme les sardines, anchois, maquereaux, harengs, éperlans, ou les mi-gras comme mulet ou dorade-sébaste sont les bienvenues.
Vous pouvez consommer de l’huile de poisson mais, la provenance reste un risque, surtout s’il vient de mer pollué et/ou de poisson pollué.
Faites comme les Inuits…mangez du poisson ! (ou des caribou si vous en trouvez Sourire)

Et vous? Mangez-vous assez de poisson gras? Vos questions ou commentaires sont les bienvenues.

Pour votre santé,
Stéphane

[1] Buck AC, Davies RL, Harrison T. The protective role of eicosapentaenoic acid [EPA] in the pathogenesis of nephrolithiasis.J Urol. 1991 Jul; 146(1): 188-94.
[2] Yasui T, Tanaka H, et al. Effects of eicosapentaenoic acid on urinary calcium excretion in calcium stone formers.Eur Urol. 2001 May; 39(5): 580-5.

Recherches utilisés pour trouver cet article : omega special calcul reinaux

2 réflexions au sujet de “L’huile de poisson contre colique nephretique (suite Inuit)

  1. Lecture intéressante sur comment choisir son huile de poisson ici.

     

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